Il était une fois Roger et Danièle, motards de longue date.

En 1998, Danièle suggère que lorsque les enfants seront grands, nous ferions le tour de la Bretagne à vélo. Gros éclats de rire de ma part car je sais que les limites cyclistes de ma femme seront atteintes bien avant de voir les feux de Saint Malo. Pas de problème, je sais ce qu’il nous faut : un Derny.

 

Pour lire la totalité des aventures (classées du plus récent au plus vieux) cliquez sur Liste complète dans la colonne de gauche.

 

Pour des questions diverses et variées, vous pouvez me contacter au 06.80.14.92.29 ou par mail : halfonce@gmail.com

  

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Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /Août /2010 19:40

Je ne saurais dire précisément où et quand l’idée m’est venue mais toujours est-il que pour les vacances d’été 2010, j’avais trouvé ma destination : faire le Tour de France. Oh pas un tour en dilettante, en touriste. Le vrai Tour de France, à la poursuite de Cantador et Armstrong. 

 

J’ai bien noté à la poursuite, et non pas devant eux car ils auraient vite fait de me rattraper. Pas la peine que j’explique quel sera mon véhicule, le Derny.

 

Planification : restauration d’un derny solo, essais et vogue la galère. Le tout devant être prêt, non pas pour Rotterdam ( trop de kilomètres pour y aller ) mais pour Epernay, pas trop éloigné de la région parisienne, au cas où.

 

Premier changement. J’avais prévu que Danièle suive à moto avec armes ( ou plutôt outils ) et bagages, afin que ma bête de course ne soit pas trop lourde, mais hélas, ce ne sera pas possible. Donc mon fougueux destrier va se retrouver chargé comme un baudet.

 

A 2 jours du départ, le superbe moteur qui était sur ce Derny solo, s’avère bien poussif, avec une compression médiocre, un vilain bruit dans l’embrayage, et une carburation asthmatique. N’ayant plus le temps de faire de la mise au point, je pique le moteur du tandem et peut partir confiant.

 

Deux modifications, pas d’époque, avant de partir :

-         Une selle récente au vu des nombreuses heures que je vais passer à pédaler,

-         et un second plateau un peu plus petit pour essayer de rendre les passages de cols un peu moins impossibles.

 

Compte tenu que les routes empruntées par les coureurs sont en moyenne fermées 5 heures, je ferai les étapes avec un jour d’écart pour avoir le champ libre.

 

Et le jeudi 8 juillet. Me voilà parti. Pas de bonne heure mais ce sera la seule fois.

 

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Les premiers jours, rien de spécial à signaler, si ce n’est une météo maussade voir pluvieuse qui me vaudra la seule chute de ce parcours. Jusqu’au Jura, les villes et villages traversés ont fait des efforts avec des vélos décorés un peu partout, accrochés aux arbres ou des sculptures à base de vélo.

 

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Sitôt arrivé en montagne, plus aucune trace de décoration jusqu’à la fin du tour. Peut être sont-ils blasés ?

 Quelques menus bricolages sur le derny, écrous du pot, du porte bagage et dérailleurs baladeurs, mais rien de bien conséquent. Jusqu’au moment de la panne. D’allumage, parce que c’est celle qui m’arrive toujours. Bon je suis en rase campagne, il bruine, ma béquille Décathlon made in China n’a pas résisté longtemps au poids de la machine. Tutti va bene !

 

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J’appelle Bobinage Pascal qui me donne, une fois encore, de bons conseils, démonte la magnéto, change les rupteurs et ma foi c’est reparti. Entre temps, l’heure du repas est passée et tous les restos sont fermés. Encore un repas de sauté.

 

Le Jura. Déjà sur certaines ascensions il a fallu  utiliser le plateau supplémentaire, mais en y allant tranquillement çà l’a fait. Mais quand le Derny chauffe parce qu’on est monté longtemps en 1ère, la perte de puissance est notoire. Il faudra faire avec.

 

Direction les Alpes. Est-ce la peur ? Non je ne crois pas. Le Derny n’a peur de rien. Est-ce l’altitude ? Non pas encore. Toujours est-il que la puissance s’évapore à vu d’œil. Le ralenti déjà pas très stable d’origine n’existe plus. Mais que me couve-t-il ? Je poursuis malgré tout mon chemin, jusqu’au moment où le bruit d’échappement devient plus présent. Je pense à la bougie qui s’est peut être desserrée. Et bien ! Surprise ! Quand j’attrape la bougie c’est tout le cylindre qui bouge. Je suis en train de perdre le cylindre. Par chance les 4 écrous sont encore présents, mais il y avait un jour de 1 mm entre le carter et le cylindre. Adieu la pré compression des gaz !!

 

Là je suis sûr que ma réparation va avoir un effet des plus bénéfiques. Et ce fut le cas, nous repartîmes à l’assaut des sommets comme en 40.

 

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Je savais bien que çà allait être difficile pour mon derny conçu pour la morne plaine. Et bien ce le fut.

Le col de la Madeleine, je l’ai attaqué doucement mais au fur à mesure que la route monte la pente se raidit. Quand on arrive au-delà des 8% il est impossible de monter à moyen régime. Je parle pour moi. Il faut que je pédale très vite pour permettre au moteur de rester dans les tours sans quoi : beuuuuuuuuuh et on s’arrête.

Des arrêts, il a fallu en faire. Pour permettre au moteur de souffler, à moi de souffler aussi et de boire. Compte tenu de l’altitude, le Derny ne redémarre pas facilement donc pour repartir, il faut que je reparte en sens inverse, dans la descente qu’il démarre et que sur l’élan je fasse demi tour en pédalant à fond. Cette technique me permettra de passer en force.

 

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Heureusement on peut manger en haut du col. Mais c’est de mauvais augure pour les Pyrénées plus dures.

Belle descente avec des passages à 17%, et même avec des mâchoires neuves, il faut être vigilent. 76 km/h au compteur sera la plus grosse pointe

 

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Pour compenser la distance entre les villes d’arrivée et de départ je ferai quelques variantes en fin de certaines étapes pour me permettre de ne pas être distancé. Mais la journée de repos prévue pour les coureurs, je l’ai utilisée pour rouler.  La selle s’avère être un bon choix, à défaut d’être confortable ( je passe environ 6 à 7 heures dessus ) elle ne provoque pas de douleur trop importantes.

 

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Km après km nous voilà rendus aux pieds des Pyrénées. Effectivement, c’est ardu mais çà va encore. Le juge de paix sera le Tourmalet. La veille petite révision, tension des chaînes, vérification de l’allumage, je mets un peu plus d’huile dans le mélange en vue de la sollicitation importante, bref aucune excuse mécanique.

Et nous y voilà, 1er col de la matinée, le col de Peyresourde, c’est très dur. En plus la météo est vraiment pas terrible, du brouillard épais et frais, et un monde fou. Cà passe difficilement. Le col d’Aspin arrive. Là je ne mégote pas, je monte à fond du début à la fin soit 12 kms. J’arrive mort ( je suis monté entre 28 et 32 km/h en permanence ). Descente dans le brouillard avec des voitures partout et les vaches qui traversent quand, et où, elles veulent.

 

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En prévision de la suite 2 crêpes puis 2 autres et je repars.

 

Nous y voilà. Enormément de monde. Des équipes complètes de cyclistes cheminent telles des fourmis à la queue leu leu. Plus les voitures et camping cars. Et toujours ce brouillard qui empêche de discerner la forme des virages et de la pente. Pour celle-ci, c’est écrit sur les bornes. Çà commence à 3% pour finir à 10%. Je ne pars pas à fond pour ne pas me griller de suite mais au fur et à mesure de la grimpette le régime moteur choit et je n’arrive plus à relancer la mécanique.  Un arrêt puis un autre. Les cyclistes, eux, avec leur petit braquet continuent, lentement mais sûrement.

 

Le trafic et la météo m’empêchent de démarrer dans la descente et de faire demi tour. J’arrive péniblement à démarrer à la poussette, mais même en faisant cirer un maximum l’embrayage, impossible de faire prendre des tours au moteur. Je reste assis là, à me demander quelle sera la suite. Un coup de vent me permet de voir que je suis à la Mongie soit à 5 kms du sommet. Pousser mon baudet sur  cette distance avec 10% de pente ne me parait pas faisable. Il est presque 14h je décide de redescendre.

 

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Le brouillard est toujours là. Je ne me rappelle même plus être passé par certains endroits. Dommage j’avais fait un sacré bout de chemin. Premier resto vu, je m’arrête. Une fois requinqué, en selle. Hélas ce n’était pas le jour, crevaison à l’arrière. Le patron du resto, me permet gentiment de réparer dans la cour et me prête son compresseur, plus pratique que ma pompe. Me voilà dans la vallée. Plus de brouillard mais la pluie à la place. Premier camping venu, je m’installe. J’y reste 2 jours. Ce sera mon seul jour de repos. D’une part parce que les coureurs refont le Tourmalet dans l’autre sens et que j’ai donné, et d’autre part il pleut sans discontinuer.

 

Maintenant je repars tranquillement vers Pau puis Bordeaux. Çà sent la fin. De Bordeaux point de TGV pour rentrer, mais la route.

Mon but étant atteint la motivation  est moins présente, mais le derny retrouvant sa vocation première, le Bordeaux-Paris, file son petit bonhomme de chemin.

 

Au final, j’arrive mardi midi, 27 juillet, en ayant parcouru, drôle de coïncidence exactement 3000 kms, pas un de plus, ni de moins. Mes mollets et cuisses ont bien grossi. Le derny est bien sale de projections de graisse nombreuses et variées mais s’est montré  (dans les limites de ses possibilités et de sa  conception) fidèle et pas délicat.

 

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Quelle sera sa prochaine aventure, ni lui ni moi, ne le savons encore, mais après un grand nettoyage et une petite révision il sera de nouveau prêt à reprendre la route.

 

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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 17:45
Après avoir vu la Méditerrannée puis l'Atlantique, pour suivre notre logique anti horaire, la destination sera la Manche.
Ne pouvant partir que 15 jours, notre dévolu se porte sur l'ile de Jersey.

Grosse vérification avant de partir. Je plaisante. On devait partir à 9h, et à 9h moins le quart, j'ai gonflé les pneus, régler la magnéto et on est parti comme çà.

C'est çà d'avoir une machine récente et fiable, on part sans arrière pensée.

Le trajet: la météo a été couci couçà pour aller jusqu'à Saint Malo, là ce fut franchement couçà, pluie toute l'après midi.
Le retour a été vraiment couçà sur la région de Saint Malo pour s'améliorer ensuite.

Entre les 2 le temps sur Jersey fut splendide gros soleil tous les jours. On a pu se promener avec notre engin dans tout Jersey.

Petit Derny a eu un gros succès. Pourtant les anglais sont les champions du monde des engins farfelus, mais un Derny, ils n'avaient jamais vu.
Donc il y a eu pas mal de causettes techniques et de photos.

Voilà cette année je n'ai pas fait de compte rendu journalier, par flemme, plus que par manque de choses à raconter.
Jersey vaut vraiment le détour, et le Derny était même quelque fois trop rapide pour apprécier les maisons cachées derrière les bosquets ou les fabuleux jardins anglais multicolores dominés par les palmiers.

Pour être tout à fait honnête, il a quand même fallu sortir les outils, à 100m de la maison au retour, car la chaine trouvant qu'on l'avait complètement ignorée à trouver malin de sauter et d'aller se coincer derrière les pignons. Mais c'est peanuts par rapport aux années précédentes.

Pour l'an prochain, j'ai une petite idée derrière la tête qui ne devrait pas être mal.
A suivre.

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Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /Juil /2007 23:31

Il a plu presque toute la nuit et c’est tant mieux, comme çà il n’y a plus une goutte dans la ciel. Départ avec le soleil, il fait toujours frisquet. Petit Derny sent l’écurie approcher, car il va bon train. Du coup juste un réglage des vis au départ et plus rien jusqu’à la maison.

La dernière étape, on l’a faite entièrement sur la position vélo. Holà, il y en a qui vont croire qu’on n’a pas mis le moteur. Mais si, mais si. C’est le GPS que j’ai laissé sur la position vélo !!

Avant aussi, mais dans cette position il va au plus court. Au plus court, s’il y a des collines, ce n’est pas forcément le plus facile et le plus rapide. Donc avant j’interprétais.

Là, nous sommes revenus en pays de connaissance, donc position vélo intégral. Ce qui nous a permis de passer par des chemins vicinaux que nous n’avions encore jamais empruntés.

Pas d’anicroche, juste un chien optimiste qui a la vue de nos mollets a voulu faire la course. Jeune fou, vouloir rivaliser avec un Derny !!

Le temps se couvre. Pour une fois on a le vent dans le dos, mais il amène de gros nuages.

De peur d’avoir de la pluie, on accélère la cadence, et on arrive à la maison à 13h.

Petit Derny a été quasi parfait, du coup j’ai envie de le rebaptiser « Le Vaillant Petit Derny ».

Il a maintenant 3552 kms au compteur, et attendra sagement pour savoir quelle sera sa prochaine aventure.

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Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /Juil /2007 18:37

Le 9ème coup de 9h n'a pas fini de sonner à l'église du village, que nous sortons Petit Derny du camping, pour le démarrer. Comme je ne suis pas sur qu'il démarre après le traitement d'hier, je ne veux pas alerter tout le monde avec nos pétarades matinales. ICARE avant de partir avec le touriste hollandais, qui qualifie notre monture de camion avant de corriger sa traduction en vélo.

J'ai eu tort de douter, le démarrage est parfait. On commence la journée doucement, 40km/h, et on augmente graduellement. Je suis agréablement surpris par le relief. Hier, pour apaiser Danièle, je lui avait dit qu'après La Chatre, c'était plat. Coup de bol, c'est vrai. On avale sans (trop) forcer les pentes et Petit Derny ne peine plus. J'ai 2 hypothèses : soit le lavement lui a bien plu, et il espère en avoir d'autres, soit il n'a pas aimé et montre qu'il a compris et ne recommencera plus.

Ce a quoi, Danièle me dit, qu'il n'aime pas les cotes, tout bêtement, et qu'au lieu de changer la magnéto, il suffisait de changer de région! Elle n'a peut être pas tort.

Nous sommes samedi, il faut faire attention dans les villages, où c'est jour de marché, car les autochtones ne sont pas habitués et parfois stoppent leur véhicules au beau milieu de la rue. Par 2 fois, la remorque est passée de justesse.

Je m'arrête pour resserrer le rétro, je ne sais pas ce qu'on boutique, mais quand on repart, au bout de 100m, je m'aperçois que j'ai......oublié de serrer le rétro. Nouvel arrêt.

Nous longeons le Cher un bon moment et arrivons aux portes de la Sologne pour déjeuner. Arrêt essence, ravitaillement, ICARE.

Je profite de l'arrêt pour fixer l'embout de mon oreillette avec de la pâte à joint (j'ai oublié la colle), ne pas en mettre de trop sinon on va me trouver original avec de la pâte à joint dans l'oreille. Je ne vous ai pas encore dit le pourquoi de l'oreillette.

Et bien, devant les piètres prestations passées de Danièle en matière de lecture de cartes, (vous avez pu juger de ses performances visuelles), la tache d'orientation sur les petites routes, qui lui était, jusqu'alors dévolue, lui a été supprimée, au profit d'un GPS. Plus d'erreur, guidage à l'oreillette au bon moment, (pas 1km après l'embranchement), et plus d'arrêt "sortie-dépliage-consultation-repliage-rangement de la carte", quand c'était la bonne carte!

Et puis comme çà, elle peut se consacrer à la surveillance de la remorque.....mission peut être pas reconduite non plus l'an prochain.

Je ne vous ai pas reparler du réglage des vis platinées. Comme çà m'embête quand même de m'arrêter si souvent, je triche sur les réglages. Le jeu préconisé étant de 30/100, je règle à 40/100 gras,( pour ne pas dire 50/100), et l'usure fait, qu'on tombe à 20/100 au bout d'environ 80 kms. Grâce à ce stratagème, je n'ai réglé les vis que 2 fois aujourd'hui.

Avouez qu'il n'est pas difficile, le Derny!

Mais cette méthode n'est pas trop appréciée par ma co-pédaleuse, qui aime bien les pauses-pipi (quand ce ne sont pas les pauses miam-miam) fréquentes . Donc on continue les arrêts réguliers même sans intervention technique.

Après le repas, l'après-midi a été de rêve. La traversée de la forêt solognote, tout simplement magnifique, Petit Derny enroulant en souplesse sur un filet de gaz (on est à 45), sans forcer, le goudron lisse comme un billard.  Parfait. Même dans les Landes, il ne roulait si bien, mais on roulait un peu plus vite. La forêt s'arrête bientôt, laissant la place aux champs de maïs, dommage. L'allure est conservée, on croise un petit groupe d'anciennes en balade, grands saluts. C'est toujours plaisant de voir des machines qui roulent malgré leur âge au lieu de dormir sous une bâche.

Paradoxalement, en roulant moins vite, bien que les vibrations soient moins fortes, il y a plus de pièces qui se dévissent. Le rétro, une nouvelle fois, suivi part la vis de la manette du dérailleur. Manette que je qualifie d'indexée, non pas parce que c'est du Shimano dernier cri, mais parce que je l'actionne avec l'index!

Donc la manette ne tient plus en place, c'est dire qu'elle revient automatiquement sur le grand pignon, et aujourd'hui, ce n'est pas lui qu'on utilise. Donc, je roule en tenant la manette poussée sur "petit pignon". Cà va un moment, mais je me dit ( à tort), qu'en la poussant à fond, j'arriverai peut être à la bloquer. Devinant ma pensée, la chaine, dans un excès de zèle, saute par dessus le pignon et va se coincer entre le pignon et le cadre. Arrêt dans l'herbe sur le bas côté. Elle était coincée et bien coincée. Il a fallu dévisser la roue et toute la persuasion du gros tournevis pour la remettre dans le droit chemin. Du coup, je bloque la manette du dérailleur sur petit pignon et hardis les mollets au démarrage.

Nous arrivons à Sully sur Loire, notre étape, à 16h, Petit Derny affiche 3436 km au compteur.

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Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 18:32

Cette nuit bon orage, coup de bol nous dormions chez mes parents. Réveil pluvieux, on traine un peu. Le ciel est bas mais on y va quand même. Comme nous sommes dans le Limousin, nos ambitions vont être modestes. Nous visons La Chatre. Par endroits, on se croirait en automne. La température d'abord, puis les feuilles qui volent sur la route, au détour des virages, des étangs brumeux. Petites cotes suivies de grandes cotes, les descentes sont trop brèves pour se reposer. Petit Derny n'y arrive plus. Même sur le plat on n'arrive pas à accrocher la 2ème. Il faut trouver l'origine de cette perte de puissance. L'an passé, nous avions eu le même problème, à un kilométrage similaire. Je vais changer la magnéto. On s'arrête sous les arbres, je monte la nouvelle. Tiens le moteur est bloqué. Démontage, ah le pignon d'entrainement n'est pas le même. Permutation et remontage. On repart, on n'a perdu qu'une heure. Le petit poney qui est dans le moteur, n'est pas gueri, mais il y a un petit mieux. On n'a pas fait 3kms que s'annoncent quelques ratés. Je passe la réserve, (parce que cette année j'ai un robinet avec réserve), ce n'est pas çà et on se prend quelques retours au carbu avec pétarade!! Je coupe tout, (nous sommes en bas d'une bonne cote), Danièle n'est pas rassurée. Un coup d'oeil sur les vis platinées, complètement fermées. Le toucheau s'est usé en 3kms. Bon admettons que ce soit le rodage. Nous repartons et 5kms plus loin, devinez quoi, la même chose. Petit calcul, il nous reste 320kms pour rentrer à la maison, si on s'arrête tous les 10kms, çà ne fait que 32 arrêts. C'est jouable donc on repart, mais les clés magnéto et les cales d'épaisseur restent dans la poche pour intervention rapide.

On repart à la cadence pré-citée. Les cotes sont là aussi en cadence, et j'entends que derrière, çà rouspète et çà râle fort. Et je sais que, quand çà râle comme çà, c'est que çà a faim. Arrêt d'urgence, Danièle sort la trousse de premiers secours (j'ai nommé les tablettes de chocolat), en engloutit quelques morceaux et me signale qu'elle était près de l'évanouissement. Je ne sais pas si je m'en serai aperçu! C'est quand même fort, il est 11h30, on a fait 40kms et elle a déjà la fringale!!

On repart, tant que l'effet chocolat est actif. Midi, pas d'épicerie en vue avant longtemps, je vois un restau, et je demande à Danièle si elle veut y aller. Cri du cœur, "oh OUI OUI". Autant demandé à un aveugle s'il veut voir. J'en suis même à me demander, si la remorque qui nous sert à transporter la tente et les vêtements ne devrait pas être transformée en carriole à victuailles. Comme çà, dès que la fringale s'annonce (tous les 40kms), elle peut se réapprovisionner.

Donc pause restau, ah elle ne fait pas semblant! Je ne peux pas finir mon dessert trop copieux, elle en profite. Avec tout çà, j'espère que la moyenne va être boostée. Dans les faits, elle le sera, à part les pauses vis platinées.

Le paysage change, les séries de virages en cote qui cassent le moral parce qu'on croit en avoir fini et que çà continue, ont laissé la place aux lignes droites, en cotes toujours, mais qu'on peut avaler à bon train. Dans les descentes, je mets au point mort, position recherche de vitesse, c'est à dire le derrière plus haut que la tête, résultat 65km/h, Danièle n'est pas rassurée. La cote suivante arrive, vers 50, je remets le moteur en route et banzaï, on pédale à fond, on arrive parfois à conserver le grand développement. Mais il ne faut jamais laissé tomber le régime, sinon c'est foutu. Finalement, nous arrivons à La Chatre d'assez bonne heure, je vais pouvoir faire un peu de mécanique.

Au menu, ce soir, tension de la chaine et réalignement des roues (on a roulé si fort que la roue frotte sur le garde boue), nettoyage bougie et carbu, entretien périodique des 30kms (oui je reconnais c'est un peu moins que pour une voiture récente) et lavement. Lavement et pas lavage. Après notre sortie de l'an passé, j'avais trouvé beaucoup d'huile dans le bas moteur, car je graissais trop. J'ai réduit l'huile, mais par acquis de conscience, je vais administrer un lavement à Petit Derny. Piston au point mort haut, carbu enlevé, j'enfile une durit sous le piston et ouvre l'essence qui va dans le bas moteur. Quelques tours sans la bougie, pour bien mélanger, puis ouverture de la vis de purge du bas moteur. Si çà ne fait pas de bien, çà ne fait pas de mal! On verra le résultat demain.

Dans la soirée, un cycliste passe. Il a un Derny solo, on discute un moment. A peine est-il parti, qu'un touriste hollandais du camping vient pour ICARE. En fait, pour l'an prochain, il faudra une tablette descriptive du Petit Derny, en 3 ou 4 langues, (que pour l'europe du nord, les espagnols et italiens ne se risquant pas si loin).
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