Et ça commence par la pluie...

Publié le par Admin

Départ prévu à 8h30, mais la pluie commence à 6h30 et ne s'arrète pas. Danièle va voir la météo pour ce matin et demain au cas où on resterait la journée ici. Pas de mieux prévu avant demain après-midi. Bon on attend. Parce que rouler à moto sous la pluie j'aime bien ( de toute façon la moto j'adore quelques soient les conditions), une fois équipés, on ne bouge plus et on roule au sec, à vélo c'est différent. Déjà j'ai toujours roulé en cuissard court et avoir les jambes emmaillotées, pas sur que çà aille.  Nous n'avons rien pour  protéger les pieds, quant aux mains, j'ai besoin de toute ma dextérité pour toutes mes manettes.

A force de partons-partons pas, une éclaircie apparait vers 10H30 alors on lui saute dessus ou plutôt sur le Derny.

Petite causette habituelle avant de partir avec des campeurs qui veulent savoir son pédigrée, ses origines, les questions habituelles quoi. Les gens sourient quand ils demandent notre destination, Biarritz, et rigolent quand on leur dit qu'on y va vite fait aller-retour pour un anniversaire!

Pas mal de photos aussi, au camping comme sur la route, comme quoi, on peut ne plus être une jeune starlette et attirer les regards.

On est partis et on a bien fait. Ciel couvert mais sec. Je m'arrète mettre un peu d'essence et acheter un réchaud pour ce soir. Je pense acheter un plat chaud au grand super U où nous sommes. Et bien pas de plats chauds, pas de cafétéria, la pluie commence à tomber, Danièle a froid, on part au restau. Le restau, c'est bien mais c'est long, et déjà qu'on a pas fait grand chose ce matin ! M'enfin ! Quand on sort la pluie est finie et les cuisinières sont sorties pour voir notre équipage partir. Beaucoup de vent cet après-midi, de face bien sur, alors Danièle prend bien soin de s'asseoir sur le bas de son kway, sans quoi le vent gonfle le kway et elle ressemble à Mlle Jeanne derrière Gaston Lagaffe sur sa moto Sapetoku quand elle essaie un imper fabriqué par Gaston. Les fans se souviendront de ce gag. C'est vrai que Danièle c'est ma Mlle Jeanne à moi, quoique je propose, elle suit. Bon sur le tandem elle est obligée de suivre!

Cette après-midi, j'ai plus  de mal. Mal aux fesses d'abord, alors qu'hier, je trouvais la selle confortable par rapport à celle de mon vélo de course. Mal aux genous aussi, pas les articulations abimées mais je ne peux plus tendre les jambes. Il faut dire que comme je veux arriver avant la pluie, nous sommes passés de la cadence ballade ( j'essayerai de compter les coups de pédales minute) à la cadence d'éperonnage ( cf films avec galères romaines ). Danièle me demande à combien on monte les cotes. Et ben à 45km/h pourquoi?

"Il me semblait bien que çà allait plus vite qu'hier!"

Ce qui sappe le moral avec Petit Derny, c'est que quand on est sur le plat à 40 ou 45 ou 50 sur un filet de gaz,( je rappelle qu'on pédale en permanence ), qu'on voit arriver la cote ( il y en avait pas mal cette après midi) , j'ouvre les gaz à fond, la seule différence c'est le bruit d'admission plus rauque, mais l'allure ne bouge pas du tout. Tout à la cuisse que je vous dit!

Nous arrivons à Azay le Ferron, camping, Danièle me demande si on continue. Le ciel est clair mais je suis fatigué, donc camping. Ah barrière fermée, personne à l'accueil. On s'installe quand même. Et bien, on a à peine le temps de déployer notre tente 2 secondes, sans enlever nos casques et de se jetter ( je dis bien jetter ) à l'intérieur qu'une fameuse averse nous tombe dessus. Bien cette tente, meme si sa détente est déjà moins nerveuse qu'hier et si elle n'est pas pratique pour quelqu'un qui ne peut pas avoir les jambes pliées, mais çà c'est la faute aux genous pas à la tente.

Pas de problème mécanique si ce n'est un cale pied desserré. Comme je suis déjà en selle et fatigué, je demande à Danièle de resserrer les 2 boulons. Résultat à l'arrivée, un dévissé, un perdu. Allez comprendre !

Publié dans derny-en-ballade

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